Projets financés

Projets financés

« Etude socio-anthropologique sur les sources endogènes de dialogue et de paix contre le terrorisme au Burkina Faso. »

Chercheur(s) :

Désiré Boniface SOME

Yamba BIDIMA

Calixte KABORE

ATTOH Franca

Assistant(s) de recherche : Michel. B. OUEDRAOGO; Paala TOUBGA; Mackani.D. COULIBALY;

Section de recherche: Savoir

Période: du 01 Octobre 2019 au 30 septembre 2023

Résumé :

Longtemps épargné par le terrorisme actif au Sahel, le Burkina Faso est progressivement entré, à partir de 2015, dans la catégorie des pays sahéliens victimes des actions des Groupes Armées Terroristes (GAT) qui étaient essentiellement basés au Mali et qui opéraient dans certains pays de la région. L’activité des GAT est allée crescendo à partir du Nord du pays pour gagner non seulement en intensité, mais aussi pour se propager dans certaines régions du pays (International Crisis Group, 2017). Dans le contexte actuel du terrorisme, les communautés sont perçues comme des acteurs passifs faisant l’objet de sensibilisation, ou parfois même comme complices du terrorisme. Certaines font alors l’objet de mesures répressives, suscitant incompréhensions, frustrations et indignation.

L’objectif de la recherche est de répertorier les perceptions et les représentations communautaires sur le terrorisme et d’identifier les connaissances endogènes du patrimoine socio-culturel de gestion des crises. Une comparaison est faite à ce niveau avec la même situation au Nigéria qui a précédé celle du Burkina Faso.

Globalisation et politique sanitaire en Afrique de Ouest

Chercheur(s) :

Dr  Yacouba BANHORO

Dr Ousseni ILLY

Assistant(s) de recherche : Hermann CONKOBO, Salamata Zoungrana, Ouédraogo Boureima

Section de recherche: Moralité

Période: du 01 septembre au 31 Aout 2022

Résumé :

L’histoire de l’humanité est marquée par la succession de plusieurs pandémies dont la plus récente est la Covid-19.  Apparue en novembre 2019 en Chine, elle atteint le Burkina Faso le 09 mars 2020. Cette pandémie a bouleversé la vie des populations dès les premiers moments de son apparition. Face à cette crise sanitaire mondiale aux conséquences multiples, chaque pays a organisé la lutte. Les autorités politiques et les responsables sanitaires locaux du Burkina Faso ont mis en place un ensemble de mesures pour juguler la crise, mais aussi pour faire face à ses conséquences.  Ces mesures ont été diversement interprétées par au sein de la population et, à leur tour, ces interprétations ont évolué dans le temps, conduisant, souvent, à des contestations politiques ainsi qu’à des réajustements des premières mesures, sans qu’on ne sache si ces derniers étaient sous-tendus par les nécessités de la situation sanitaire, d’où la question de recherche suivante : quelles ont été les mesures prises par le gouvernement en vue de freiner la propagation du coronavirus et comment les populations les ont-elles apprécié? L’objectif de cet article est de comprendre comment les autorités politiques et sanitaires ont organisé la lutte contre la pandémie et comment ces mesures ont été impactées par l’évolution de leurs appréciations par les populations. L’article montre qu’à l’instar de nombreux pays, la gestion de l’épidémie au Burkina Faso, dans le contexte des incertitudes scientifiques ayant marqué le début de la pandémie de la covid-19, a subi les influences de l’opinion publique plutôt que d’être strictement guidées par des mesures de santé publiques.

Les institutions judiciaires et les adolescents/jeunes au Burkina Faso

Chercheur(s) :

Bouma Fernand BATIONO

Boubié Bazié

Assistant(s) de recherche : Nadine Tatiana Tapsoba

Section de recherche: Du 01 septembre 2021 au 31 aout 2022

Periode: Du 01 septembre 2021 au 31 aout 2022

Résumé :

Les Centres de réinsertion sociale, d’apprentissage de métiers mais aussi des lieux d’enfermement, de surveillance et de punition des enfants en conflit avec la loi. Le projet de recherche consacré à l’organisation et au fonctionnement des centres de réinsertion montre les limites du contexte colonial dans l’enfermement des adolescents en vue de leur réinsertion sociale. Cette nouvelle configuration de la punition des adolescents se trouve confronté a un éloignement des familles qui constituent souvent une base sociale au sortir de prison des pensionnaires.  On observe alors une rupture de liens sociaux entre ces adolescents et leurs familles, ce qui ne favorise pas toujours leur réinsertion. Le système local de punition observé offre toujours la possibilité a l’adolescent de garder les liens familiaux et de poursuivre au mieux sa réinsertion. Le système pénal burkinabè doit acquérir de nouvelles dimensions spatiales et innovatrices en lien avec les logiques administratives et décisionnelles des Tribunaux de Grandes Instances pour maintenir les adolescents en punition dans leur environnement familial. C’est dans ce sens que les systèmes locaux/endogènes doivent acquérir une légitimité et s’inscrire dans une légalité pour poser les bases d’une solide collaboration en termes de justice au sein des organisations communautaires pour garantir la réinsertion des adolescent-e-s en conflit ou en danger avec la loi au sortir des centres de détention, car la famille reste la base de la réintégration du jeune. Les travaux consacrés à l'institution carcérale montrent les limites dans le contexte colonial ; la prison, issue du système pénal européen, acquiert de nouvelles dimensions et significations. Le lien social est en crise et les nombreux dysfonctionnements sur les plans économique, social et familial amènent à une fragilisation des acquis sociaux et par conséquent une redéfinition des rôles sociaux. Le mineur, c’est le futur garant des valeurs et normes sociales communautaires. Les médiations/arrangements sociaux sont nécessaires pour établir ou rétablir le vivre ensemble pour un meilleur encadrement du/de la mineur-e en devenir.

« De 2000 à 2020, deux décennies de films de fictions burkinabè : acteurs/actrices, orientations thématiques et profils esthétiques. »

Chercheur(s) :

Ouro Toro Justin

 PALM/SANOU Valentine

FENDLER, Ute

YOUGBARE, Sébastien

SORE, Zakaria

Section de recherche: Art et esthétique

Période:  

Résumé :

La réalisation de films de fiction en Afrique subsaharienne date véritablement de1955. C’est à la faveur des indépendances de ces Etats dans les années 1960, que la pratique cinématographique s’intensifiera avec la mise en place d’institutions à vocation panafricaine. On peut citer en exemple la création de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) en 1970 et, en 1969, la création du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) par un groupe de cinéphiles. Le FESPACO sera institutionnalisé en 1972. Ces deux institutions cinématographiques les plus représentatives du septième art en Afrique, la FEPACI et le FESPACO ont leur siège à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Ce pays dont la capitale est surnommée capitale du cinéma africain a produit son premier film de fiction en 1972 : Le Sang des parias de Djim Mamadou KOLA. Vitrine du cinéma africain, le Burkina Faso est reconnu comme un pays de cinéma. De 1972 aux années 2000, de nombreux films considérés comme des classiques du cinéma africain ont été produits. Des cinéastes burkinabè comme Gaston Kaboré, Idrissa Ouédraogo, Dani Kouyaté, Saint Pierre Yaméogo, Fanta Régina Nacro, etc. ont fait la gloire de cette cinématographie nationale et occupent une place de choix parmi les acteurs du septième art africain.

A partir des années 2000, la production cinématographique burkinabè s’est amplifiée. Le nombre d’acteurs a augmenté, le nombre de films a connu une croissance exponentielle grâce au numérique. De plus en plus de coproductions sont faites avec des cinéastes d’autres pays de la sous-région. Aussi faut-il relever que la production cinématographique burkinabè qui a débuté dans les années 1970 a connu une évolution au niveau des thématiques, de l’orientation et de l’esthétique. Cette évolution et cette dynamique collaborative sont au centre de ce projet de recherche. Au fond, qu’est-ce qui différencie les productions filmiques actuelles de celles qui les ont précédées ? Quels rapports entretiennent-elles avec les productions de la sous-région ? Quel regard le public porte-t-il sur ces films ? En d’autres termes, qu’est ce qui constitue la spécificité des films de fiction burkinabè de 2000 à 2020 ?

« Contrôle des migrations, violence et covid 19 : régimes de (im)mobilité dans les zones frontalières du Burkina Faso, du Bénin et du Niger »

Chercheur(s) :

OUEDRAOGO Serge Noël

DOEVENSPECK Ernst Martin

DONKO Kamal

IMOROU Abou-Bakari

Dr HASSAN Ramatou

Section de recherche: Mobilité

Période: 

Résumé :

L´objectif du projet est de saisir les enchevêtrements du contrôle des migrations, de l'immobilisation et de la pandémie à Covid-19, et les régimes d'(im)mobilité en cours de changement qui émergent de ces enchevêtrements et les façonnent.

Dans le contexte particulier des violences liées au terrorisme et du contrôle des migration en temps de Covid-19, les recherches envisagées se focalisent sur :

  • les (im)mobilités des personnes ;
  • les (im)mobilités d'idées ;
  • les (im)mobilités de biens ;
  • les (im)mobilités de capitaux ;
  • les (im)mobilités féminines transfrontalières et la place des femmes dans les dynamiques économiques locales ;
  • les (im)mobilités dans la dynamique de gestion des ressources naturelles, etc.

The fluid ontologies of protest. Social media, anti-government protests and transnational decolonisation movements in Burkina Faso

Chercheur(s) :

Dr PARE Cyriaque

Dr BANHORO Yacouba

Dr JOSCHKA Philip

Prof MIRCO Schonfeld

Assistant(s) de recherche :

ZERBO Armel

KANYI Beatrice

Section de recherche: Moralité

Période: Du 01 janvier 2023 au 31 Décembre 2025

Résumé :